Ici comme là-bas, la pauvreté est aujourd'hui une réalité, qui défie la logique.

Des programmes d'aides dans tous les sens, un tableau très noir, deux grandes théories :

- Faut-il subventionner les pauvres ?
ou
- Faire confiance à la loi du marché pour les sortir de la misère ? (vision de l'économiste zambienne Dambisa Moyo, dans son livre "L'Aide fatale") ?

Esther Duflo cofondatrice de l'ONG J-PAL*, économiste de 37 ans, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), récemment classée par la revue Foreign Policy parmi les 100 intellectuels les plus influents au monde, a mis en place une méthode d'évaluation des politiques sociales, "l'évaluation aléatoire".

"Plutôt que de réfléchir de manière abstraite à la réduction de la pauvreté, commençons par évaluer concrètement et localement l'efficacité des programmes mis en œuvre".

Une méthode novatrice pour faire le tri entre les expériences qui marchent et les autres.

Un outil simple pour tester l'efficacité des politiques sociales avec la rigueur scientifique des essais cliniques (comme en médecine).

Esther Duflo vient de rédiger à ce propos deux petits livres (qui n’en font qu’un) aux éditions du Seuil, Collection la République des Idées :

- Le développement humain. Lutter contre la pauvreté I,
- La politique de l’autonomie. Lutter contre la pauvreté II.

Deux ouvrages synthétiques et pragmatiques qui font tomber certains clichés sur la pauvreté. Quelques mots à l'occasion de la sortie de ses livres.



L’intérêt de ces deux livres est l’illustration de l'ampleur du fléau, de la complexité du problème et de ses enjeux : nutrition, santé, éducation, mais également corruption, exploitation, micro-finance, micro-crédit...).

Deux livres pour bien commencer l’année, bonne lecture !

* Esther Duflo est cofondatrice de l'ONG J-PAL (Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab), une ONG qui vise à améliorer l'efficacité des programmes sociaux dans le monde et de nos dirigeants grâce à des formations dispensés aux Etats-Unis, en France, en Inde...